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Immobilier et environnement, quand la législation vient chambouler le secteur

Immobilier et environnement, quand la législation vient chambouler le secteur

Adoptée le 4 mai dernier en Conseil des ministres, la nouvelle loi climat a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effets de serre de 40% d’ici 2030.

Ce projet de loi reprend les 6 grands thèmes suivants dans lesquels différentes mesures seront mises en place :


  • Consommer
  • Produire et travailler
  • Se déplacer
  • Se loger
  • Se nourrir
  • Renforcer la protection judiciaire de l’environnement

Représentant 20 % des émissions totales de gaz à effet de serre, le secteur du logement est sans doute celui qui demandera le plus d’attention. Plusieurs mesures s’avèreront inévitables pour diminuer l’impact négatif des habitations sur notre environnement.

La rénovation écologique des bâtiments appelés « passoires thermiques » est accélérée pour éradiquer au plus vite les 4,8 millions de logements énergivores en France. A partir de juillet 2021, un nouveau DPE (Diagnostic de Performance Energétique) plus rigoureux sera mis en place pour inciter à la rénovation de ces logements. Couts de rénovations, obligations déclaratives chaque année… certaines habitations risquent de voir leur valeur drastiquement diminuée.

L’impossibilité de louer à partir de 2025


D’ici un an, les propriétaires de logements classés G et F ne pourront plus augmenter leurs loyers au moment du renouvèlement d’un bail. Des mesures qui seront durcies respectivement dès 2023 et 2028 en interdisant ces mêmes logements à la location. Quant aux logements classés E, ces derniers subiront des mesures identiques avec pour seule différence la date d’exécution décalée à 2034.

Des nouvelles normes qui rendent les travaux très couteux


Des travaux de rénovations s’avèrent ainsi nécessaires pour assurer une pérennité de ces logements. Les particuliers pourront bénéficier du dispositif « MaPrimeRénov » pour financer une partie du cout des travaux mais pour les propriétaires détenant 100% d’un immeuble, le financement sera plus contraignant. En effet, rénover la totalité d’un immeuble demandera des ressources plus importantes aux propriétaires.


Un vivier d’opportunités pour les marchands de biens


Avoir recours à un marchand de biens peut s’avérer indispensable dans certaines situations. C’est notamment le cas lorsque l’individu propriétaire de la totalité d’un immeuble est dans l’incapacité financière d’amortir le cout des travaux de rénovations.

Plus de 30% du parc immobilier locatif français va devoir subir des travaux de rénovation, on peut ainsi prévoir une forte hausse de l’activité des marchands de biens. Ils auront pour mission de rénover le bâtiment lui permettant de réduire son impact négatif sur l’environnement et d’assurer sa vente en proposant différents lots commercialisables.

C’est grâce à l’aide des marchands de bien, au dispositif « MaPrimeRénov » et à l’implication de la population qu’on pourra limiter l’émission des gaz à effet de serre dans le secteur du logement. Et par conséquent se rapprocher de l’objectif attendu d’ici 2030.